Carnet de Recherche • Origines du Christianisme
Conclusion d'une quête intellectuelle sur la mécanique des textes fondateurs.
Analyse de la dialectique "Fin / Accomplissement" dans le
Nouveau Testament.
Cette expression a un côté solennel, presque théâtral. On l'imagine prononcée dans un moment dramatique : "C'en est fait de nous", "C'en est fait de mon ancienne vie"... Il y a quelque chose de shakespearien là-dedans.
Ce qui est fascinant, c'est cette tension entre la fatalité qu'elle exprime et le fait qu'elle contient le mot "fait" - l'action accomplie. Elle marque à la fois une fin et un accomplissement.
Parfois dans la résignation ("c'en est fait, nous avons perdu"), parfois presque dans le soulagement ("c'en est fait enfin, cette attente est terminée"). C'est une expression vieillie qui ajoute à son caractère dramatique.
Dans le Nouveau Testament, cette phrase puissante de Jésus sur la croix marque le moment où quelque chose arrive à son terme définitif.
Grec Ancien
Latin
Français
"Ce moment n'est pas seulement une fin tragique, c'est aussi paradoxalement un commencement. La fin du sacrifice qui ouvre la voie à la résurrection."
Le livre de la Révélation porte ce paradoxe à son paroxysme. C'est la destruction totale ET l'annonce de nouveaux cieux.
La persécution des chrétiens au Ier siècle. La Bête comme allégorie de l'Empire Romain et de Néron.
Le combat éternel entre Bien et Mal. Des images surréalistes : la mer de verre, les sauterelles-scorpions.
La fin des temps. "Je suis l'Alpha et l'Oméga". Le moment où le voile tombe.
Le combat spirituel dans chaque âme. La révélation personnelle et intime.
Ce "c'en est fait" final n'est pas juste une fin narrative - c'est un accomplissement ontologique.
"Gegonen !"
La voix du trône quand tout s'accomplit.