L’« Airpocalypse » et le modèle charbonnier
Le ciel de Pékin s'éveille sous une chape de plomb : l'Airpocalypse (brouillard de particules PM 2.5 causant plus de 1,5 million de décès prématurés par an). Le documentaire illustre la privatisation de l'air pur : à la British School of Beijing (2 500 €/mois de frais de scolarité), les enfants évoluent sous un immense dôme pressurisé et filtré, calé sur les capteurs de l'ambassade américaine. Dans la rue, les habitants modestes tentent de se protéger avec des masques en papier et des remèdes folkloriques (poires cuites, eau chaude).
À Datong (3 millions d'habitants), poumon houiller du Shanxi, le charbon est érigé en symbole patriotique. Mais à 300 mètres sous terre, des centaines de mineurs s'épuisent 12 heures par jour pour alimenter les centrales thermiques construites au rythme d'une nouvelle chaque semaine. Ils survivent entassés à 6 dans des dortoirs glacials et noircis pour 500 € par mois.